J’ai revu Jurassic Park pour la whatmillième fois. Dans la scène où l’on rencontre pour la première fois Alan Grant, un technicien fait la démonstration émerveillé d’un nouveau programme pour afficher ce qui se cache sous le sol. L’échange suivant résonne en moi en ce moment.
— Technicien : Ce nouveau programme est incroyable. Si ça continue dans quelques années, on n’aura même plus besoin de creuser. — Alan Grant : Où sera le plaisir alors ?
Cette année, mes enfants se sont mis à regarder Les Simpsons. Tous les Simpsons (depuis la saison 1, avec les dessins moches et les doublages auxquels on n’est pas habitué). Je regarde certains épisodes avec eux. Et cette semaine, j’ai vu un épisode que je n’avais jamais vu et qui parlait (un peu) d’accessibilité : Le jouet qui tue (saison 11, épisode 9, diffusé pour la première fois en décembre 1999 aux États-Unis).
Au début de l’épisode, Bart se casse le coccyx et se retrouve en fauteuil roulant. Mais il est bloqué à l’entrée de l’école à cause des escaliers.
Skinner : Bart Simpson, arrête de faire l’idiot ! Lisa : Monsieur, je croyais que les écoles publiques étaient tenues d’avoir des rampes d’accès pour les handicapés. Skinner : En principe, oui. Mais leur construction coûterait un prix astronomique.
Le Gros Tony sort alors de nulle part et propose ses services de construction à moindre frais. La construction démarre immédiatement. Et le résultat est ubuesque.
Mais ça n’empêche pas le principal Skinner de faire une inauguration en fanfare.
Skinner : Aujourd’hui est un grand jour. Désormais quand on nous demandera si nous sommes en conformité avec la loi sur l’accès des handicapés aux lieux publics, je pourrais dire pas tout à fait mais nous n’en sommes pas loin.
Toute ressemblance avec la réalité ne serait que pure coïncidence.
Bonus : l’épisode se poursuit avec une entreprise de jouets qui prend le contrôle de l’école pour utiliser les enfants à des fins marketing et concevoir un nouveau jouet qui détruit tous les autres jouets. Et à 16:50, on a le droit à une petite pique contre Microsoft.
Bart : Pourquoi il flingue tous les autres jouets ? Lisa : Il doit être programmé pour éliminer tous les concurrents. Bart : Comme le fait Microsoft ? Lisa : Exactement !
J’aimerais bien aimer Baseline, mais je n’y arrive pas.
Baseline, c’est un système de classification de fonctionnalités web selon leur support initié par Google en 2023. (Le projet est désormais maintenu par le WebDX Community Group en théorie, mais reste très largement poussé par Google dans la pratique.) L’idée est de pouvoir dire en un clin d’oeil si on peut raisonnablement utiliser une fonctionnalité (comme un élément HTML, une propriété CSS ou une fonctionnalité JavaScript). Le projet est largement répandu sur les blogs de Google, mais a fait aussi son chemin sur Can I use et MDN.
En théorie, c’est une chouette initiative. Mais dans la pratique, ça pue le Google à plein nez et je n’aime pas du tout ça.
Les mots « World Wide Web Consortium » autour du symbole représentent notre communauté. Ce cercle représente l’unité, le mouvement constant et l’avenir. Le symbole est une bobine, inspirée des concepts de complétude et de progrès reflétés dans notre travail. Pour certains, la bobine évoque des vagues – à d’autres, une main ou la structure en spirale d’une hélice d’ADN. Il a une boucle qui ressemble à un cœur. Cette imagerie communique que le W3C est « l’ADN au cœur du Web ».
SIR TIM: did you make that new w3c logo TEAM: sure did boss real cock’n’balls just like you asked
Je pensais voir un emoji caca en tournant la tête vers la droite. Mais maintenant je ne vois plus que cette paire de testicules en tournant la tête vers la gauche.